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L’Église au bord de la crise de nerf

Ça chauffe sévère, du côté du Vatican. Le centre névralgique des « forces noires » sur Terre n’en finit plus de se lézarder. La chapelle Sixtine menace ruine ! Alors que la démission de Ratzinger, alias Benoît XVI, laisse présager la confirmation de la prophétie de saint Malachie, les éditions Dervy viennent de publier le dernier livre de Laurence Gardner (1943-2010) sur L’Énigme du Graal. Les héritiers cachés de Jésus et de Marie Madeleine. Une bombe !

Les scandales s’accumulent sur la coupole du Vatican. Je ne reviendrai pas sur la pédophilie dans l’Église, qui restera sans doute comme la pire abjection dont notre époque aura été gratifiée par la Catholic Church World Company. De manière moins glauque, le gars Benoît, après avoir annoncé sa démission, vient de nommer le nouveau patron de la banque du Vatican (jésuitiquement appelée Institut des œuvres religieuses — ô, subtile hypocrisie !). Or il s’agit d’un industriel et financier bavarois qui fabrique, entre autres, des navires de guerre pour la Marine allemande. On ne se refait pas !

Pendant ce temps, l’offensive s’organise pour faire enfin reconnaître la responsabilité du pape et de l’Église dans les scandales de pédophilie à répétition. Une plainte a été déposée par deux associations auprès du Tribunal pénal international de La Haye, pour crimes contre l’humanité, contre Benoît XVI et trois de ses potes. (Le Vatican ne reconnaît bien sûr pas la légalité de ce tribunal, mais seule importe pour l’instant la portée symbolique du geste.)

De plus, « Pour la première fois de son histoire l’an dernier, Amnesty International a cité le Vatican dans son rapport annuel sur les droits de l’Homme. L’organisation a mis en évidence un " échec persistant " de la part du Saint-Siège à mettre en évidence les abus sexuels commis par les membres de l’Église sur des enfants pendant des dizaines d’années » (source : ici). Quelque chose me dit que si on commence à dérouler la pelote des crimes commis par l’Église, on n’a pas fini d’instruire le dossier. Tu m’étonnes ! Deux mille ans de terreur morale, de manipulation mentale, de fraude et de falsification intellectuelles, de persécutions, de tortures et de massacres : il y a de quoi occuper quelques cabinets d’avocats pendant un bout de temps…

graalD’où la pertinence de cette nouveauté éditoriale : L’Énigme du Graal, de Laurence Gardner (Dervy, janvier 2013). Cette somme dresse le bilan, accablant (et encore, le mot est faible), des malversations perpétrées par l’Église catholique pour asseoir son pouvoir et asservir les consciences. Il démontre que le Christ et Marie-Madeleine ont eu des enfants et que cette descendance peut s’attester au moins jusqu’au VIe siècle. Selon lui, la légende du saint Graal (sangreal, le « sang royal ») a pour objet la conservation et la transmission de ce secret. C’est cette « lignée messianique » que la papauté a tout fait pour éteindre, y compris en éliminant les textes ou en les falsifiant, à commencer bien sûr par l’Évangile. Gardner souligne aussi l’extrême hostilité de l’Église envers la « dimension féminine du divin », qui a culminé dans le massacre pluriséculaire de millions de femmes en Europe (sages-femmes, guérisseuses, dépositaires de la tradition chamanique des druides). Parmi toutes les branches du christianisme naissant, relève Gardner, « La seule branche résolument et violemment hostile à l’implication des femmes [à titre social et religieux] était la catholique, dans laquelle les femmes étaient totalement exclues ». L’ampleur de l’escroquerie et de la barbarie de l’Église catholique s’avère stupéfiante, et incidemment, le lien entre le symbole du Graal et la figure de Marie-Madeleine devient évident. Là réside, entre autres, le fin mot de l’histoire tragique des Cathares et des Templiers — voire celui de notre histoire depuis deux mille ans. (Voire depuis beaucoup plus longtemps…) Il semble en tout cas avéré, à en croire Christian Doumergue, que l’enseignement essénien fut bel et bien transmis par Marie Madeleine jusqu’aux Cathares.

On l’aura compris, la chute de l’Église romaine coïncide logiquement avec ce « retour du féminin » (Christine Page), qui marque la fin du cycle. Le physicien Noel Huntley a déjà évoqué ce phénomène, en soulignant l’importance de notre déséquilibre psychique entre Yin (féminin) et Yang (masculin). Ce déséquilibre, marqué par la prédominance des tendances masculines de séparation et de conflit, explique selon lui l’état de dégénérescence de l’humanité actuelle — et son asservissement soigneusement entretenu par les Illuminati et autres « forces noires » à l’œuvre depuis la première civilisation connue, celle de Sumer. (Je développe ici le thème du déséquilibre entre féminin et masculin.) Il apparaît maintenant avec le recul que le rôle de l’Église catholique aura essentiellement consisté à oppresser voire éradiquer la dimension féminine de l’existence.

Pour finir, il se pourrait que la prophétie de saint Malachie trouve bientôt une ultime confirmation avec l’arrivée du successeur de Ratzinger, qui pourrait être le Ghanéen Peter Turkson. La prophétie appelle ce 111e et dernier pape de l’histoire « Pierre le Romain » : or Turkson s’appelle Pierre (Peter) et il paraît que dans son village d’origine, on l’appelle Pierre le Romain en raison de ses longs séjours à Rome. Nous serons bientôt fixés, mais il est loisible de penser que les démarches judiciaires lancées contre le pape, ajoutées à l’indignation ou à la consternation que les scandales de l’Église génèrent au sein des populations, sont de nature à précipiter le déclin de cette triste et lamentable institution. Il y a des mitres sous lesquelles ça doit commencer à bouillir…